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	<title>Chien vivant</title>
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	<description>//  Mieux vaut un chien vivant qu&#039;un lion mort</description>
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		<title>Vive le progrès!</title>
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		<pubDate>Thu, 18 Feb 2010 22:39:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfg</dc:creator>
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		<description><![CDATA[
Au Québec, depuis la Révolution tranquille, nous nous percevons comme sur-compétents et sur-diplômés pour poursuivre notre vocation traditionnelle de porteurs d&#8217;eau. Notre water boy intérieur est mort. C&#8217;est ce que l&#8217;on prétend. Il y a eu progrès. Un rehaussement de niveau. Mais notre rattrapage a été insuffisant et surtout incomplet.
Il est vrai qu&#8217;il fallait tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="aligncenter size-medium wp-image-892" title="IMG_6664" src="http://chienvivant.net/wp-content/uploads/2010/02/IMG_6664-300x224.jpg" alt="" width="300" height="224" /></strong></p>
<p><strong>Au Québec, depuis la Révolution tranquille, nous nous percevons comme sur-compétents et sur-diplômés pour poursuivre notre vocation traditionnelle de porteurs d&#8217;eau.</strong> Notre <em>water boy</em> intérieur est mort. C&#8217;est ce que l&#8217;on prétend. Il y a eu progrès. Un rehaussement de niveau. <strong>Mais notre rattrapage a été insuffisant et surtout incomplet.</strong></p>
<p><strong><span id="more-860"></span>Il est vrai qu&#8217;il fallait tout faire en même temps.</strong> Nous avons bien essayé, mais il aurait fallu faire encore plus et mieux. Cela de façon presque contre nature. Tandis que nous apprenions à lire et à compter, nous avons négligé (comme le restant des pays industrialisés) le devoir et le passe-temps favori de nos grands-parents, à savoir : la poursuite active de la revanche des berceaux. Faire des enfants. Pas qu&#8217;on ait vraiment cessé de goûter le cérémonial entourant la chose. Mais il est devenu sportif, récréatif et son résultat, d&#8217;obligatoire qu&#8217;il était, facultatif. On magasine toujours beaucoup, mais on hésite à acheter.<br />
<strong>La mécanique de ce phénomène est connue : l&#8217;éducation et les changements qui l&#8217;accompagnent  sont des moyens de contraception collectifs  subversifs très efficaces.</strong> Les gains que nous avons faits à l&#8217;école nous ont enrichis. Ils ont aussi accompagné, de près, le ralentissement démographique du Québec qui, lui, nous appauvrit. Par rapport à notre avenir et à notre poids au Canada. Paradoxe. Ironie.<br />
Pour sauver la mise, il eut probablement fallu gagner à la fois à l&#8217;école et continuer de besogner au lit avec obligation de résultat. Mais cela ne se passe jamais comme ça. C&#8217;est presque une loi de la nature et tout à fait, semble-t-il, une de la démographie.<br />
<strong>Que se serait-il passé si le Québec avait gardé sans fléchir le même taux de fécondité que pendant les années trente, ou même cinquante?</strong> La question me titille les neurones, mais essayer d&#8217;y répondre oblige à formuler trop d&#8217;hypothèses. Les scénarios deviennent vite aléatoires et trop compliqués, surtout pour une chose qui, de façon irréversible, n&#8217;est pas arrivée.<br />
Alors, bon, euh, comme on dit de plus en plus souvent : <strong><em>coffee anyone?</em></strong></p>
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		<title>Sont tous vieux!</title>
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		<pubDate>Thu, 04 Feb 2010 23:12:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfg</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ils sont presque tous devenus vieux. Mes idoles, mes glorieux. Eux que j&#8217;avais érigés en monuments fiers et beaux. Des vieillards. Même Jean Béliveau. Ce qui n&#8217;annonce rien de bon pour l&#8217;avenir, le mien et le vôtre aussi.
Les autres, ceux qui n&#8217;ont pas été frappés de vieillesse, sont morts.Certains l&#8217;ont choisi ainsi.  La plupart non. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ils sont presque tous devenus vieux. Mes idoles, mes glorieux. Eux que j&#8217;avais érigés en monuments fiers et beaux. Des vieillards. Même Jean Béliveau.</strong> Ce qui n&#8217;annonce rien de bon pour l&#8217;avenir, le mien et le vôtre aussi.</p>
<p>Les autres, ceux qui n&#8217;ont pas été frappés de vieillesse, sont morts.Certains l&#8217;ont choisi ainsi.  La plupart non. Fauchés, bien avant le temps, par une machine, aveugle et dévastatrice, qui n&#8217;a cesse de nous rappeler <em>qu&#8217;on est bien peu de choses,</em> comme le dit si bien le cliché.<br />
N&#8217;oublions pas. Pansons nos plaies. Tâchons d&#8217;en profiter.</p>
<div id="attachment_854" class="wp-caption aligncenter" style="width: 160px"><img class="size-thumbnail wp-image-854" title="San Francisco 2 2009 062" src="http://chienvivant.net/wp-content/uploads/2010/02/San-Francisco-2-2009-0624-150x112.jpg" alt="" width="150" height="112" /><p class="wp-caption-text">     </p></div>
<p><strong><br />
<span id="more-725"></span>Mourir pour éviter de vieillir, cela se fait mais, selon moi, c&#8217;est peine perdue</strong> : on disparaît sans profiter de ce que l&#8217;on vient de réussir. La proposition inverse &#8211; vieillir pour éviter de mourir &#8211; ne tient pas la route. Cela va de soi. Mais c&#8217;est le moindre mal à défaut de ne pouvoir décrocher le gros lot &#8211; la vie à perpète, l&#8217;immortalité &#8211; puisqu&#8217;on profite d&#8217;un sursis jusqu&#8217;au moment, obligé, un bon matin, d&#8217;accrocher nos patins.</p>
<p><strong> </strong></p>
<p><strong>J&#8217;essaie de me convaincre que ma mort sera un événement ordinaire de ma vie, et qu&#8217;en tant que tel je ne devrais pas trop m&#8217;en préoccuper.</strong> C&#8217;en est certainement la charnière la plus prévisible ; un jour, je basculerai de vie à non-vie, c&#8217;est écrit, inscrit en moi. Je retournerai d&#8217;où je viens.</p>
<p>Cette bascule est à la fois l&#8217;événement le plus mystérieux qui soit et le plus structurant en ce qu&#8217;il donne un semblant de sens à tout le restant. C&#8217;est aussi un moment banal : <em>flip/flop</em>, <em>on/off,</em> contact/coupé, vivant/néant!<em> </em>Disparu. Dissous. Dorénavant, néant dans le néant.</p>
<p>«Tout est dans tout…» chantait Raoul Duguay, sauf exception : rien ne peut être dans rien. N&#8217;essayez donc plus de me rejoindre, il n&#8217;y aura définitivement plus de service au numéro que vous aurez composé.</p>
<p><strong>Ces évidences constatées (je finirai bien par me convaincre…), je suis pris de vertige à la pensée de la «profondeur» du néant qui m&#8217;a précédé et à celle du néant qui me suivra.</strong> Et, puisque qu&#8217;avant, néant moi-même j&#8217;étais, et qu&#8217;après, néant je serai, c&#8217;est bien là davantage, et de loin, mon état naturel, si l&#8217;on peut dire que non-être soit un état… Davantage que ne l&#8217;est ma vie qui m&#8217;apparaît alors comme à peine un précieux scintillement dans un océan de rien.</p>
<p>Vue de cette façon, à mes yeux, ma mort ne peut pas être un désastre, ni même un événement important. Ce sera tout simplement un retour à l&#8217;ordinaire des choses. Et, cadrée large, c&#8217;est alors ma vie qui m&#8217;apparaît extraordinaire, une anomalie, un cadeau (si l&#8217;on veut, mais c&#8217;est se donner beaucoup d&#8217;importance…), un (bijou, caillou, chou…) joujou, une facétie, une nano digression improbable dans la marche de l&#8217;univers. C&#8217;est très peu mais, au moins, ce n&#8217;est pas rien.</p>
<p>Voilà!</p>
<p>Ce qui précède ne me rassure pas vraiment. Par contre, cela me conforte dans mes urgences et mes intentions : <strong>j&#8217;y suis, j&#8217;y reste; <em>Carpe diem, </em>quitte à payer plus cher de loyer.</strong></p>
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		<title>Propos déphasé : Pourquoi fêter Noël?</title>
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		<pubDate>Wed, 20 Jan 2010 19:09:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[
Certainement plus pour le petit Jésus. Et pas seulement pour Master Card non plus. Du moins je l&#8217;espère. Si le brouhaha des deux derniers mois n&#8217;était réduit qu&#8217;à cela je m&#8217;en voudrais beaucoup de m&#8217;être si facilement laissé berner. Car j&#8217;ai encore envie du temps des Fêtes. La raison ne peut pas en être seulement, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong></p>
<div id="attachment_814" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><strong><img class="size-thumbnail wp-image-814" title="IMG_4741" src="http://chienvivant.net/wp-content/uploads/2010/01/IMG_4741-150x113.jpg" alt="" width="150" height="113" /></strong><p class="wp-caption-text">   </p></div>
<p>Certainement plus pour le petit Jésus. Et pas seulement pour Master Card non plus.</strong> Du moins je l&#8217;espère. Si le brouhaha des deux derniers mois n&#8217;était réduit qu&#8217;à cela je m&#8217;en voudrais beaucoup de m&#8217;être si facilement laissé berner. Car <strong>j&#8217;ai encore envie du temps des Fêtes.</strong> La raison ne peut pas en être seulement, ou même surtout, de rendre hommage au dieu Consommation.</p>
<p><span id="more-673"></span></p>
<p><strong>Mon élan tient peut-être d&#8217;une peur et d&#8217;un réflexe ataviques :</strong> les jours qui semblaient s&#8217;étioler à presque tout jamais ne raccourcissent plus; mes offrandes au dieu Soleil semblent l&#8217;avoir amadoué. La lumière revient. Fiou! Encore une fois, j&#8217;ai l&#8217;impression qu&#8217;on est passé tout près de sombrer pour toujours dans la nuit. Le dieu a été clément. Je m&#8217;en réjouis comme s&#8217;il s&#8217;agissait d&#8217;un événement exceptionnel et majeur, d&#8217;un quasi miracle qui tient de la munificence du grand Manitou qui pourrait un jour ne pas le répéter.<br />
<strong>Mais tout cela n&#8217;est que délire, de la bouillie pour les cas comme vous et moi.</strong> En effet, la lumière revient, est revenue, point, comme à chaque année. Le cycle est immuable. Je n&#8217;ai pas à sacrifier qui ou quoi que ce soit sur l&#8217;autel de mon atavique peur de la noirceur en remerciement pour cela. Pas à m&#8217;offrir moi-même, par ex., ou mon premier né, ou encore le solde de mon compte Air Miles si chèrement amassé. Pas à le faire à la condition de pouvoir me convaincre que je crois ce que je dis plus que du bout de ma rationalité; totalement, viscéralement. D&#8217;ici là, le rituel que je m&#8217;invente me réjouit et n&#8217;empêche rien.</p>
<p><strong>Mon attachement aux Fêtes tient certainement aussi d&#8217;un restant du bourrage de crâne chrétien catholique plutôt borné que j&#8217;ai subi tout au long de mon enfance heureuse.</strong> Reliquat greffé de façon opportuniste sur ma peur du noir et mon réflexe d&#8217;apaisement des dieux. J&#8217;aime les cantiques de Noël et me rappeler mon frère qui beuglait le <em>Minuit chrétien</em> en se prenant pour Caruso. Comment ne pas acquiescer au fait que je baigne dans une culture d&#8217;ascendance judéo-chrétienne ? Même s&#8217;il y a plus de Goldorak que de Goliath dans l&#8217;imaginaire de mes enfants.<br />
<strong>J&#8217;adhère à la part humaniste du message, des textes et de la liturgie chrétienne et catholique.</strong> Par contre je rejette l&#8217;église catholique, l&#8217;institution, qui s&#8217;est avérée mensongère, hypocrite, rétrograde et indigne de ce qu&#8217;elle prêchait. Incapable semble-t-il aussi de se redresser.<br />
<strong>On m&#8217;a trahi.</strong> Il s&#8217;agit là d&#8217;une des grandes déceptions de ma vie. Colère. Fatalité. Reste le présent, l&#8217;amour, la bonté et le devoir de vigilance. Donner maintenant autour de moi. Souple sans être servile, généreux sans être niaiseux. Ne pas tendre aveuglément l&#8217;autre joue. Bien choisir ceux à qui je fais mes bisous. Même à Noël en fredonnant, <em>Il est né le divin enfant.</em></p>
<p><strong>Je ne vis pas à une ou deux contradictions près. Je fête Noël en même temps que je rejette l&#8217;idée de la vie après la mort qui est une des pièces maîtresses du kit des religions organisées.</strong> Non seulement cette fameuse vie d&#8217;extra-terrestres existerait-elle, mais on nous enjoint d&#8217;y sacrifier le présent pour un avenir lointain qu&#8217;on nous dit meilleurs, une éternité, un Eldorado où personne n&#8217;est jamais allé ni d&#8217;où personne n&#8217;est jamais revenu. Suspect. Et je devrais quand même y soumettre et en entraver ma vie, mon présent même imparfait, ma seule certitude, mon bien le plus précieux. Jamais. Alors je fête mon  Noël, agnostique, réinterprété pour maintenant et ici seulement.</p>
<p><strong>Atavisme et reliquat d&#8217;enfance, oui, mais mon Noël et mes Fêtes se nourrissent surtout de mon envie de bénir ceux que j&#8217;aime.</strong> Les bénir dans le sens de leur affirmer que je leur veux du bien. Le faire en nommant un espoir et leur souhaiter la force, la clarté de vue et la détermination pour se mettre en marche pour y arriver. Espoir actif plutôt que passif, motivation plutôt qu&#8217;attente après remise de nos vies entre les mains de plus grand que soi.<br />
J&#8217;ai envie de bénir, et cela même si je ne crois pas à l&#8217;efficience totale du geste. Parce que je lui en reconnais une partielle, une beauté et un grand pouvoir d&#8217;apaisement. Cela me suffit.</p>
<p><strong>En pratique, tout est vraiment beaucoup plus simple que ce qui précède.</strong> Quand arrive décembre, je me laisse porter, bercer. J&#8217;écoute plus mon cœur que ma raison. J&#8217;installe d&#8217;abord l&#8217;étoile des Mages au sommet du sapin. Pour moi, elle donne du sens à tout le restant. C&#8217;est aussi la dernière décoration que j&#8217;enlève au moment de dépouiller l&#8217;arbre. Entre ces deux temps, il y a le bonheur, ou presque, à la force du poignet&#8230;</p>
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		<title>Pôvre «Tiger»!</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jan 2010 14:14:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfg</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On dit que le taux de testostérone d&#8217;une personne augmente à la suite d&#8217;une confrontation dont elle sort gagnante.
J&#8217;imagine qu&#8217;un vainqueur à répétition sécrétera de plus en plus de potion magique et s&#8217;installera de plus en plus gagnant, consacré, winner irrésistible et célébré.

Dans la nature, cette régulation du taux de testostérone sert probablement à inciter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>On dit que le taux de testostérone d&#8217;une personne augmente à la suite d&#8217;une confrontation dont elle sort gagnante</strong>.<br />
J&#8217;imagine qu&#8217;un vainqueur à répétition sécrétera de plus en plus de potion magique et s&#8217;installera de plus en plus gagnant, consacré, <em>winner</em> irrésistible et célébré.</p>
<p><span id="more-643"></span></p>
<p><strong>Dans la nature,</strong> cette régulation du taux de testostérone sert probablement à inciter les mâles dominants à se reproduire le plus souvent et largement possible; plus ils auront de victoires et de testostérone, plus leur succès auprès des femelles devrait être grand. La survie même de l&#8217;espèce est en jeu.</p>
<p><strong>Pensez maintenant à ce pôvre <em>Tiger</em></strong> se hissant de victoire en victoire à force de bras et que la nature semble avoir piégé. On l&#8217;accuse d&#8217;avoir succombé alors qu&#8217;on pourrait dire qu&#8217;il a répondu avec beaucoup d&#8217;allant à l&#8217;appel de l&#8217;espèce. Avec le niveau de testostérone que j&#8217;imagine être le sien c&#8217;était son destin, presque son devoir contradictoire de faire sa part : car il confronte à répétition, c&#8217;est son métier; il gagne, c&#8217;est sa spécialité; il sécrète donc et suinte la testostérone à pleins godets. Comment lui résister (à lui, et lui à sa testostérone) ?</p>
<p><strong>Dans un monde idéal, nous pourrions célébrer à la fois ses victoires et son comportement.</strong> Mais non. Notre monde est imparfait et on le réprouve. On rengaine mièvrement qu&#8217;avec la réussite et le pouvoir viennent les tentations et les occasions prochaines de péché. En fait, nous devrions plutôt dire qu&#8217;avec la victoire se lèvent et se renforcent les pulsions et que, probablement, plus on est puissant (terme qu&#8217;on utilise tant pour la chose publique que pour le sexe. <em>Interesting…</em>), plus ça doit pulser fort et plus la gent féminine doit fourmiller autour du héros. Nos angoisses face à la pérennité de l&#8217;espèce devraient en être apaisées.  Mais on s&#8217;obstine à dire que la nature est faible alors que c&#8217;est manifestement le contraire que l&#8217;on vit.</p>
<p><strong>Lui, <em>Tiger, </em>l&#8217;imbattable, celui qu&#8217;on veut toujours voir gagner, on lui reproche d&#8217;avoir suivi sa nature de mâle dominant. </strong> Moi, ce que je lui reproche c&#8217;est d&#8217;avoir fait beaucoup de peine à sa femme et à ses enfants. Et aussi, paradoxalement, de ne pas (aux dernières nouvelles) avoir vraiment suivi la pulsion jusqu&#8217;au bout, de l&#8217;avoir pervertie en ne semant pas ses gamètes aux quatre vents pour le plus grand bien de l&#8217;humanité. À ce que l&#8217;on sache, il n&#8217;y a pas une armée de <em>Tiger Cubs</em> au fourneau. Ça, c&#8217;est la vraie perversion de notre nature, le véritable refus de ses responsabilités.</p>
<p><strong>En guise de réparation pour son manquement face à l&#8217;espèce, je suggère que <em>Tiger</em> fasse du bénévolat de donneur pour une clinique de fertilité. </strong>Son honneur de <em>winner </em>serait sauf, la pérennité de l&#8217;espèce assurée et sa famille réconciliée par son sens du devoir retrouvé. À moins qu&#8217;il ne développe une inflammation du tunnel carpien.</p>
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		<title>De l&#8217;utilité du bommeux</title>
		<link>http://chienvivant.net/2009/12/de-lutilite-du-bommeux/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Dec 2009 23:49:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfg</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bommeux; c&#8217;est lui qui se nommait comme ça. Moi, j&#8217;aurais dit que c&#8217;était un «quêteux». C&#8217;est le mot que j&#8217;ai appris quand j&#8217;étais petit, alors qu&#8217;ils étaient beaucoup moins nombreux à pratiquer cette activité là; alors qu&#8217;à la campagne on leur réservait encore une place à table et qu&#8217;on les gardait même parfois à coucher. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Bommeux; c&#8217;est lui qui se nommait comme ça.</strong> Moi, j&#8217;aurais dit que c&#8217;était un «quêteux». C&#8217;est le mot que j&#8217;ai appris quand j&#8217;étais petit, alors qu&#8217;ils étaient beaucoup moins nombreux à pratiquer cette activité là; alors qu&#8217;à la campagne on leur réservait encore une place à table et qu&#8217;on les gardait même parfois à coucher. Dans le temps, ils avaient une fonction sociale claire, en plus de permettre aux gens de «faire la charité», fonction qui était d&#8217;apporter des nouvelles du vaste monde autant que du rang d&#8217;à côté.</p>
<p><strong> </strong></p>
<div id="attachment_820" class="wp-caption aligncenter" style="width: 160px"><strong><strong><img class="size-thumbnail wp-image-820" title="automne 2006 040" src="http://chienvivant.net/wp-content/uploads/2009/12/automne-2006-040-150x112.jpg" alt="" width="150" height="112" /></strong></strong><p class="wp-caption-text">   </p></div>
<p><strong><span id="more-621"></span>Aujourd&#8217;hui, on les appelle sans abris, fugueux, psychiatrisés, trippeux et ils sont nombreux à porter deux ou trois de ces chapeaux là à la fois</strong>. Un échantillonnage large mais incomplet de « ceux qui sont tombés entre les mailles du filet social ». Ce qui est une belle phrase pour dire d&#8217;eux qu&#8217;ils sont  dans la marde… Malgré cette évidence, j&#8217;ai parfois tendance à penser – quand je suis seul et qu&#8217;il n&#8217;y a personne pour me voir aller – qu&#8217;ils ont choisi, décidé, de faire de la quête un métier, ce qui est l&#8217;extension de l&#8217;existence romancée du quêteux mythique de mon enfance.</p>
<p><strong>Cela dit, les bommeux que je connais n&#8217;ont pas vraiment l&#8217;air de la trouver drôle, la job.</strong> Entre autres parce que l&#8217;ancienne charité (la chrétienne, car nous en avions le monopole en ce temps là…) dont bénéficiaient les quêteux de mon enfance ne pogne plus. La pratique de cette charité là n&#8217;est plus vraiment une activité winner pour le monde comme moi. Cela depuis qu&#8217;il n&#8217;y a plus personne pour inscrire notre générosité dans le Grand Livre; comme une manière de mise de fond à créditer sur le prix de notre place à la droite du Père pour l&#8217;éternité. Le marché pour cette charité là, que j&#8217;appellerais la charité chrétienne artisanale, telle qu&#8217;elle se pratiquait alors s&#8217;est complètement effondré. Ça ne marche plus. Plus personne n&#8217;achète, du moins plus pour les raisons de ce temps là. Surtout quand ça se passe dans la rue.</p>
<p><strong>De nos jours, c&#8217;est le Ministre du revenu qui est le chef comptable de nos générosités.</strong> Mais il est moins généreux dans ses récompenses et plus chichiteux que l&#8217;ancien qui nous promettait rien de moins que la vie éternelle. Dans l&#8217;ancien temps on savait pourquoi on donnait. La comptabilité manquait de transparence mais on jouait pour le gros lot. Aujourd&#8217;hui tout est très bien chiffré, le nouveau comptable exige des preuves avec des montants pis des numéros de charité, mais ce qu&#8217;il nous offre en retour est vraiment mesquin. Cela dit, le système fonctionne assez bien pour la charité industrielle, pour les grosses organisations, mais pas du tout pour le bommage artisanal qui me préoccupe. Me voyez-vous dire à B… : Hey, si tu peux pas me faire un petit pushing auprès de St-Pierre, alors, au moins, donnes-moi un reçu. Impensable. Et l&#8217;autre moitié de la description de tâche traditionnelle du quêteux artisanal a, elle aussi, a été balayée par le progrès. Avec nos téléphones, nos télés, nos ordis, nos Blackberrys, on n&#8217;a vraiment plus besoin de B… pour connaître les nouvelles du rang d&#8217;à côté.</p>
<p>Alors, <strong>si mon bommeux ne peut plus me renseigner sur les derniers potins, ni m&#8217;aider à aller au ciel; si je ne peux pas déduire son allocation de mes revenus imposables, alors c&#8217;est quoi sa contribution? Sa Valeur Ajoutée à mon Vécu?</strong> Et comment se fait-il que, bizarrement, je ne me sente pas perdant en traitant avec lui? La seule réponse est que mon bommeux a vraiment une VAV, même si je n&#8217;arrive pas à voir ce qu&#8217;elle est. Sinon, je ne continuerais pas de donner à quelque chose qui ne m&#8217;apprend rien, qui n&#8217;est pas déductible d&#8217;impôt et qui n&#8217;est pas de la charité chrétienne artisanale véritable.</p>
<p>Pour trouver son énigmatique VAV et ma motivation à continuer de donner, il faut donc chercher ailleurs que dans la tradition. Et cela m&#8217;agace d&#8217;autant plus que je me méfie des mouvements spontanés, des réflexes ataviques et des élans du cœur. Ça finit toujours, soit par une faillite ou du braillage. Et j&#8217;essaie d&#8217;éviter les deux.</p>
<p><strong>Vous vous demandez peut-être pourquoi je vous parle de tout ça?</strong> Tout simplement parce que B… est disparu. Et, à ma grande surprise, cela m&#8217;a laissé un vide; un trou de  quelque chose que j&#8217;essaie de comprendre et de nommer.</p>
<p><strong>Je m&#8217;interroge. J&#8217;ai été surpris de me rendre compte que j&#8217;en n&#8217;ai pas encore choisi un autre, de bommeux. J&#8217;hésite, je ressens une manière de quasi fidélité à son égard, ce à quoi je ne m&#8217;attendais pas</strong>. Mais je vais tout probablement me tanner d&#8217;attendre s&#8217;il ne se remontre pas la fraise bientôt. Il va perdre sa place, mon ami B&#8230; Je vais le remplacer parce que la nature a horreur du vide. C&#8217;est connu. Pis moi, je suis tellement yin et yang, bio, écolo, recyclo, vélo, canot, pédalo, que la nature pis moi c&#8217;est pareil; je le ressens, le vide. Alors c&#8217;est sûr que je ne continuerai pas comme ça.</p>
<p><strong>Avant de disparaître, B… passait parfois dans ma ruelle. J&#8217;étais surpris à chaque fois.</strong> Il marchait vite. Dans sa bulle. Plutôt fâché. En se parlant et gesticulant. Il passait tout droit sans me voir à ma fenêtre, ou sur ma terrasse avec mon café.</p>
<p>Avant de devenir mon bommeux, il passait peut-être déjà, mais je ne le voyais pas. Il y a des tas de gens en ville comme ça qu&#8217;on ne voit pas. S&#8217;il fallait les voir tous, cela risquerait de faire trop, même pour un gars généreux comme moi. En fait, les bommeux c&#8217;est comme les chiens bruns; on n&#8217;en voit jamais, ou, du moins, on les ignore. Même qu&#8217;une personne ordinaire ne se pose pas de questions du tout à propos de l&#8217;existence des chiens bruns. Cela ne nous regarde pas. Puis, un jour, souvent par hasard, on s&#8217;en achète un; là, on se met à en voir partout.</p>
<p>Avec mon bommeux, c&#8217;est pareil. Depuis que je connais B…, je vois de ses confrères à presque chaque coin de rue (Et j&#8217;utilise seulement le masculin ici pour alléger le texte parce que, si je nommais les autres, ça en ferait vraiment trop).</p>
<p>Cela dit, v&#8217;là B… tout à coup, une apparition dans ma ruelle. Vous conviendrez avec moi qu&#8217;il y a de quoi être surpris : <strong><em>mon </em>bommeux dans <em>ma </em>ruelle! Sentez-vous la dissonance?</strong> Il y a quelque chose qui n&#8217;est pas à sa place dans cette phrase là, et ce n&#8217;est pas <em>ma </em>ruelle. Jugez-en par vous même. Je répète :<em> Mon </em>bommeux dans <em>ma </em>ruelle! Pas loin de me dire : Si il faut qu&#8217;ils se mettent à envahir le quartier. Imaginez; moi, un si bon gars, presque penser une chose comme celle-là, avec un ils dans la phrase qui tient tout cela à bout de bras. Une fois, j&#8217;ai même déjà presque pensé : Une chance que la porte de la palissade est fermée.</p>
<p>Une apparition comme celle-là, c&#8217;est le genre d&#8217;événement qui oblige le bon citoyen à se rappeler que la ruelle appartient au domaine public, à se dire que l&#8217;autre a le droit d&#8217;être là; événement qui me rappelle certaines ruelles de petites ville françaises qui affichent &nbsp;&raquo;Passage interdit. Riverains seulement&nbsp;&raquo;. Chez nous aussi, la ruelle ne doit normalement servir qu&#8217;entre nous; ce n&#8217;est ni une rue ni une route, mais on est quand même moins fesses serrées que les français à  cet égard.</p>
<p><strong>Alors j&#8217;ai été un peu surpris de voir B…, mon bommeux, là. Si près de chez moi. Mais je me suis vite ressaisi.</strong> Remarquez que, même ressaisi, je n&#8217;ai jamais rien fait pour l&#8217;intercepter du genre : Hey B… je suis content de te voir, viens donc prendre un café, ou un sandwich. Ou; On a du rôti de bœuf pour souper, viens ?  Non, je n&#8217;ai jamais fait cela. Me semblait, que ça ne se faisait pas. Ce que je veux vraiment dire, c&#8217;est plutôt que je voulais respecter sa bulle, je ne voulais pas le déranger. Moi, je n&#8217;aime pas beaucoup ça quand on me dérange, alors j&#8217;ai pensé que pour lui, ce serait comme pour moi.</p>
<p><strong>Je me souviens aussi d&#8217;un hiver où il dormait sous le petit comptoir du guichet automatique dans le portique de la banque au coin de Saint-Laurent et Laurier.</strong> Il s&#8217;en réjouissait, se trouvait chanceux. Moi, je couchais, et je couche toujours, dans mon lit, chez moi et &#8211; si j&#8217;y pense &#8211; je m&#8217;en réjouis et je me trouve chanceux, mais d&#8217;habitude la question ne se pose même pas. Encore là, je n&#8217;ai pas osé lui offrir la chambre d&#8217;ami pour ne pas l&#8217;insulter. La dignité d&#8217;un homme (encore le masculin pour alléger…), moi je crois vraiment à ça.</p>
<p><strong>Quand je parle de B…, c&#8217;est lui qui a fourni l&#8217;appellation <em>bommeux</em>, mais c&#8217;est moi qui ai ajouté le <em>mon</em>.</strong> Et ce n&#8217;est pas parce que je prétends le posséder en exclusivité. D&#8217;abord j&#8217;en n&#8217;aurais pas les moyens. Je le partage. Et cette garde partagée ne me semble pas vraiment suffisante pour expliquer le bien-être (le petit velours) que je ressens à le fréquenter. Je ne suis donc pas certain de la contre-partie dans nos échanges. Malgré mon côté possessif, j&#8217;ai l&#8217;impression que lui n&#8217;aurait jamais dit qu&#8217;il était le bommeux à Gélinas. Surtout parce qu&#8217;il m&#8217;appelait toujours Monsieur et m&#8217;a toujours vouvoyé gros comme le bras. Plutôt que de se considérer, lui, comme ma chose, je crois qu&#8217;il me considérait, moi, comme un de ses clients. Un de ses abonnés. Ce qui soulève encore la question : qu&#8217;est-ce donc que j&#8217;achetais qui me faisait quand même du bien? Pas évident à savoir d&#8217;autant plus que dans cette transaction là, on a toujours dit communément que c&#8217;était moi, et non lui, qui faisait le bien. Chose certaine, c&#8217;est moi qui payais. Ça c&#8217;est un fait objectif. Et, quand je paie, j&#8217;aime bien savoir pourquoi.</p>
<p><strong>B… était un gars bien élevé qui avait la switche courte.</strong> Il perdait les pédales si les beus ou les chiens l&#8217;interceptaient en train de quêter, s&#8217;ils le menaçaient d&#8217;une autre amende de 150$, ou si un autre bommeux ne respectait pas l&#8217;horaire de la rotation des places, ou même, parfois, juste s&#8217;il se pompait en me parlant de tout ça.</p>
<p><strong>B… reste donc une énigme. C&#8217;est quoi sa VAV? </strong>Et puis je le trouve pas gêné de m&#8217;avoir créé un vide sans préavis et auquel je ne m&#8217;attendais pas. Je suis un peu frustré qu&#8217;il soit disparu sans avertir, ni consulter. Je me serais attendu à un peu plus de délicatesse de sa part. Mais je ne suis pas rancunier. Je suis certain qu&#8217;il servait à quelque chose dans ma vie. Et ça me manque. En fait, je crois qu&#8217;il me ferait plaisir de le voir en poste à nouveau dans mon quartier. Je suis presque prêt à me réabonner.</p>
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		<title>L&#8217;éditeur est-il tombé sur la tête ?</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Nov 2009 21:19:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfg</dc:creator>
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La réponse courte à cette question est : non!
L&#8217;éditeur a délibérément mis le roman L&#8217;AMOUR avec un grand H en copie PDF sur internet gratuitement. Pas juste le premier chapitre ou des extraits; le  roman au complet! Fini la mesquinerie. On donne ou l&#8217;on ne donne pas. Et cela au même moment où paraît [...]]]></description>
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<p><strong><img class="alignright size-thumbnail wp-image-889" title="CV-III,C-1" src="http://chienvivant.net/wp-content/uploads/2009/11/CV-IIIC-14-100x150.jpg" alt="                                                                              " width="100" height="150" />La réponse courte à cette question est : non!</strong><br />
L&#8217;éditeur a délibérément mis le roman <em>L&#8217;AMOUR avec un grand H</em> en copie PDF sur internet gratuitement. Pas juste le premier chapitre ou des extraits; le  roman au complet! Fini la mesquinerie. On donne ou l&#8217;on ne donne pas. Et cela au même moment où paraît le livre. Mais à quoi pense-t-il, l&#8217;éditeur? On peut, légitimement se poser la question.</p>
<p><span id="more-457"></span><strong>L&#8217;objectif de la mise en ligne du PDF du roman est d&#8217;élargir le lectorat :</strong> qu&#8217;on s&#8217;échange le fichier, qu&#8217;on le lise, qu&#8217;on l&#8217;imprime en tout ou en partie; qu&#8217;on en profite allègrement sous la seule réserve que cela se fasse à titre personnel et privé, qu&#8217;on ne le modifie d&#8217;aucune manière et qu&#8217;on n&#8217;en fasse pas commerce.<br />
En espérant que cela mènera une partie des gens au livre. C&#8217;est un pari.</p>
<p><strong>« Mais tu vas te faire voler! Ils vont faire des copies! Il y en a même qui vont te plagier!» J&#8217;ai presque envie de dire que tout cela fait partie du plan.</strong> Les trois choses sont presque des hommages, des compliments. Et seul le plagiaire me vole quelque chose; le fichier électronique, je le donne. Mais le texte qu&#8217;il contient m&#8217;appartient. Je l&#8217;ai signé. J&#8217;y tiens. Alors l&#8217;hommage du plagiat, que quelqu&#8217;un mette son nom sur du texte à moi, celui-là, je m&#8217;en passerais. Ne me piquez pas mon os, parce que je pourrais peut-être me révéler aussi chien que le voisin! Cela, dit, je suis de nature très confiante et, presque tout le temps, très pitou gentil dans mes rapports avec les gens; la preuve, cliquez  pour avoir <a href="http:/wp-content/uploads/2009/10/roman-amour-avec-un-grand-h.pdf">votre copie PDF gratuite du roman </a><em><a href="http:/wp-content/uploads/2009/10/roman-amour-avec-un-grand-h.pdf">L&#8217;AMOUR avec un grand H</a>. </em></p>
<p><strong>L&#8217;histoire commence à l&#8217;eau de rose, tourne au vinaigre puis à l&#8217;accélérateur d&#8217;incendie.</strong> L&#8217;aventure d&#8217;un innocent, qui se révèle pas si innocent que ça.</p>
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		<title>Romancier, éditeur confidentiel et maintenant&#8230; blogueur!</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Oct 2009 14:24:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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Eh oui! moi aussi.
Un autre qui a la prétention d&#8217;avoir quelque chose à dire.
Et d&#8217;avoir quelqu&#8217;un qui va écouter.
Présomptions nécessaires, sans quoi on se tait. Ce qui pourrait aussi être une option. Cela serait moins risqué, mais je n&#8217;y apprendrais rien, ni sur moi, ni sur le monde.  Je plonge donc, entre autres, pour [...]]]></description>
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<p><img src="file:///C:/Documents%20and%20Settings/marc%20%20f/Bureau/IMG_6664.JPG" alt="" /></p>
<p><strong></p>
<div id="attachment_919" class="wp-caption alignright" style="width: 135px"><strong><img class="size-thumbnail wp-image-919" title="marcfgelinas2007" src="http://chienvivant.net/wp-content/uploads/2009/10/marcfgelinas20071-125x150.jpg" alt="" width="125" height="150" /></strong><p class="wp-caption-text">            </p></div>
<p>Eh oui! moi aussi.<br />
</strong>Un autre qui a la prétention d&#8217;avoir quelque chose à dire.<br />
Et d&#8217;avoir quelqu&#8217;un qui va écouter.</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Présomptions nécessaires, sans quoi on se tait.</strong> Ce qui pourrait aussi être une option. Cela serait moins risqué, mais je n&#8217;y apprendrais rien, ni sur moi, ni sur le monde.  Je plonge donc, entre autres, pour m&#8217;obliger à mettre de l&#8217;ordre dans mes idées. Avec, en arrière plan toujours, celle qui dit, rarement à tort, que <em>mieux vaut un chien vivant qu&#8217;un lion mort.</em> Idée qui sous tend beaucoup de nos comportements, j&#8217;en suis convaincu : il faut passer au travers vivant, peu importent les moyens. Et pas seulement de la mort mort, notre fin à tous, dont on réussit parfois à repousser notre tour, mais aussi de nos petites et moyennes morts au quotidien. Pas très noble, ni glorieux, comme attitude; ni bien vu (surtout d&#8217;en parler cru&#8230;) mais, au moins, on sera là pour raconter l&#8217;exploit demain, en embellissant, bien sûr. Littérature, littérature. Jack Nicholson avait tout compris dans <em>Prizzi&#8217;s Honour</em> (John Huston, 1985), lorsqu&#8217;il dit à la veuve d&#8217;un caïd qui n&#8217;avait cesse de vanter les qualités de son défunt mari encore tout chaud :<em><br />
If he&#8217;s so fucking smart, how come he&#8217;s so fucking dead ?<br />
</em><strong>Dans la vie, souvent, <em>that is the bottom line :</em> ta peau ou la mienne ?</strong> On connait tous la réponse.  Et la moitié, au moins, de la littérature consiste à inventer des obstacles entre <em>ta peau et la mienne</em> pour rendre les choses plus difficiles et compliquées, juste pour le plaisir.</p>
<p style="text-align: left;">Alors je blogue, je blogue. C&#8217;est parti.<em><br />
</em></p>
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