Romancier, éditeur confidentiel et maintenant… blogueur!

24 octobre 2009 par mfg Laisser une réponse »

Eh oui! moi aussi.
Un autre qui a la prétention d’avoir quelque chose à dire.
Et d’avoir quelqu’un qui va écouter.

Présomptions nécessaires, sans quoi on se tait. Ce qui pourrait aussi être une option. Cela serait moins risqué, mais je n’y apprendrais rien, ni sur moi, ni sur le monde.  Je plonge donc, entre autres, pour m’obliger à mettre de l’ordre dans mes idées. Avec, en arrière plan toujours, celle qui dit, rarement à tort, que mieux vaut un chien vivant qu’un lion mort. Idée qui sous tend beaucoup de nos comportements, j’en suis convaincu : il faut passer au travers vivant, peu importent les moyens. Et pas seulement de la mort mort, notre fin à tous, dont on réussit parfois à repousser notre tour, mais aussi de nos petites et moyennes morts au quotidien. Pas très noble, ni glorieux, comme attitude; ni bien vu (surtout d’en parler cru…) mais, au moins, on sera là pour raconter l’exploit demain, en embellissant, bien sûr. Littérature, littérature. Jack Nicholson avait tout compris dans Prizzi’s Honour (John Huston, 1985), lorsqu’il dit à la veuve d’un caïd qui n’avait cesse de vanter les qualités de son défunt mari encore tout chaud :
If he’s so fucking smart, how come he’s so fucking dead ?
Dans la vie, souvent, that is the bottom line : ta peau ou la mienne ? On connait tous la réponse.  Et la moitié, au moins, de la littérature consiste à inventer des obstacles entre ta peau et la mienne pour rendre les choses plus difficiles et compliquées, juste pour le plaisir.

Alors je blogue, je blogue. C’est parti.

Publicité

Laisser un commentaire