7 mai 2010 par mfg
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Carlos Ruiz Zafon, dans son roman L’ombre du vent, nous montre qu’il a vraiment tout compris. Incluant, sans le faire exprès, le Gouvernement actuel du Québec :
« L’homme en bon simien est un animal social, et ce qui prime en lui c’est le copinage, le népotisme, le piston et le commérage comme mesure intrinsèque du comportement éthique.
…c’est purement biologique.»
18 mars 2010 par mfg
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Albert Camus, dans L’ÉTÉ, a formulé, bien avant moi, et de façon plus élégante, il me semble, le constat du passage implacable du temps :
Le soir dans les cafés violemment éclairés où je me réfugiais, je lisais mon âge sur des visages que je reconnaissais sans pouvoir les nommer. Je savais seulement que ceux-là avaient été jeunes avec moi, et qu’ils ne l’étaient plus.
Un frère que je ne connaissais pas.
18 février 2010 par mfg
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Au Québec, depuis la Révolution tranquille, nous nous percevons comme sur-compétents et sur-diplômés pour poursuivre notre vocation traditionnelle de porteurs d’eau. Notre water boy intérieur est mort. C’est ce que l’on prétend. Il y a eu progrès. Un rehaussement de niveau. Mais notre rattrapage a été insuffisant et surtout incomplet.
» En lire plus:Vive le progrès!
4 février 2010 par mfg
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Ils sont presque tous devenus vieux. Mes idoles, mes glorieux. Eux que j’avais érigés en monuments fiers et beaux. Des vieillards. Même Jean Béliveau. Ce qui n’annonce rien de bon pour l’avenir, le mien et le vôtre aussi.
Les autres, ceux qui n’ont pas été frappés de vieillesse, sont morts.Certains l’ont choisi ainsi. La plupart non. Fauchés, bien avant le temps, par une machine, aveugle et dévastatrice, qui n’a cesse de nous rappeler qu’on est bien peu de choses, comme le dit si bien le cliché.
N’oublions pas. Pansons nos plaies. Tâchons d’en profiter.
» En lire plus:Sont tous vieux!
20 janvier 2010 par mfg
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Certainement plus pour le petit Jésus. Et pas seulement pour Master Card non plus. Du moins je l’espère. Si le brouhaha des deux derniers mois n’était réduit qu’à cela je m’en voudrais beaucoup de m’être si facilement laissé berner. Car j’ai encore envie du temps des Fêtes. La raison ne peut pas en être seulement, ou même surtout, de rendre hommage au dieu Consommation.
» En lire plus:Propos déphasé : Pourquoi fêter Noël?
6 janvier 2010 par mfg
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On dit que le taux de testostérone d’une personne augmente à la suite d’une confrontation dont elle sort gagnante.
J’imagine qu’un vainqueur à répétition sécrétera de plus en plus de potion magique et s’installera de plus en plus gagnant, consacré, winner irrésistible et célébré.
» En lire plus:Pôvre «Tiger»!
26 décembre 2009 par mfg
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Bommeux; c’est lui qui se nommait comme ça. Moi, j’aurais dit que c’était un «quêteux». C’est le mot que j’ai appris quand j’étais petit, alors qu’ils étaient beaucoup moins nombreux à pratiquer cette activité là; alors qu’à la campagne on leur réservait encore une place à table et qu’on les gardait même parfois à coucher. Dans le temps, ils avaient une fonction sociale claire, en plus de permettre aux gens de «faire la charité», fonction qui était d’apporter des nouvelles du vaste monde autant que du rang d’à côté.
» En lire plus:De l’utilité du bommeux
22 novembre 2009 par mfg
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La réponse courte à cette question est : non!
L’éditeur a délibérément mis le roman L’AMOUR avec un grand H en copie PDF sur internet gratuitement. Pas juste le premier chapitre ou des extraits; le roman au complet! Fini la mesquinerie. On donne ou l’on ne donne pas. Et cela au même moment où paraît le livre. Mais à quoi pense-t-il, l’éditeur? On peut, légitimement se poser la question.
» En lire plus:L’éditeur est-il tombé sur la tête ?
24 octobre 2009 par mfg
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Eh oui! moi aussi.
Un autre qui a la prétention d’avoir quelque chose à dire.
Et d’avoir quelqu’un qui va écouter.
Présomptions nécessaires, sans quoi on se tait. Ce qui pourrait aussi être une option. Cela serait moins risqué, mais je n’y apprendrais rien, ni sur moi, ni sur le monde. Je plonge donc, entre autres, pour m’obliger à mettre de l’ordre dans mes idées. Avec, en arrière plan toujours, celle qui dit, rarement à tort, que mieux vaut un chien vivant qu’un lion mort. Idée qui sous tend beaucoup de nos comportements, j’en suis convaincu : il faut passer au travers vivant, peu importent les moyens. Et pas seulement de la mort mort, notre fin à tous, dont on réussit parfois à repousser notre tour, mais aussi de nos petites et moyennes morts au quotidien. Pas très noble, ni glorieux, comme attitude; ni bien vu (surtout d’en parler cru…) mais, au moins, on sera là pour raconter l’exploit demain, en embellissant, bien sûr. Littérature, littérature. Jack Nicholson avait tout compris dans Prizzi’s Honour (John Huston, 1985), lorsqu’il dit à la veuve d’un caïd qui n’avait cesse de vanter les qualités de son défunt mari encore tout chaud :
If he’s so fucking smart, how come he’s so fucking dead ?
Dans la vie, souvent, that is the bottom line : ta peau ou la mienne ? On connait tous la réponse. Et la moitié, au moins, de la littérature consiste à inventer des obstacles entre ta peau et la mienne pour rendre les choses plus difficiles et compliquées, juste pour le plaisir.
Alors je blogue, je blogue. C’est parti.